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Mardi 1 mai 2007

En réponse à un polémiste tout bonnement génial qui passe ses nuits à rétorquer de façon magistrale à M. François Dubet... un certain courouve... certainement un conseiller en comm... (avec deux "m", svp! )

Voir l'article de F. Dubet :

http://francoisdubet.blogs.nouvelobs.com/trackback/43337

Et voilà mon message de soutien à M. Courouve...

"Après les moralistes et les champions de la pensée préfabriquée qu'il ne convient de jamais  critiquer ou même de tourner en dérision (la dérision est interdite dans un monde sérieux où les catégories servent d'outils, d'armes, de matière et d'horizons...), nous voilà enfin subjugués par un certain Courouve qui lui a le courage de dire tout haut (enfin, de taper tout haut) ce que tous les damnés de la Terre n'osent plus dire !

Cessons d'écouter les intellectuels de pacotille, les auteurs de cette gauche endormie qui a trahi sa cause en se vautrant dans la fange capitalistique.

Et formons les bataillons !

Ne nous laissons pas impressionner par tous ces pédants qui doivent être au moins des fonctionnaires trop payés (mais ils le sont toujours par définition : à quoi bon payer pour des services qui ne servent à rien ? A chacun selon ses besoins ! ) pour avoir autant de temps libre (vivement la victoire de notre chef suprême pour que tous ces fainéants antédiluviens fassent partie de la première charrette : celle qui doit voir partir avec un oisif sur deux)... 

Ne laissons même plus parler ces insupportables universitaires qui n'arrivent même pas à rivaliser avec notre courouve national. Lui seul est seul cultivé (d'ailleurs, que ces adversaires ridicules sont honnêtes et qu'ils disent enfin merci aux moteurs de recherche qui permettent de cesser d'avoir de la mémoire à défaut d'intelligence.)

Merci courouve. Merci Nicolas.

Quand nommerons-nous enfin Nicolas docteur en physique nucléaire et en nanotechnologies (les seules qui soient réellement à taille humaine et à portée de notre chef) , en philosophie quantique et subliminale ? Un autre Nicolas, roumain celui-là, avait bien tous ces titres ? Alors, pour quelles raisons, totalement infondées, lui refuserions-nous cette joie, cette dernière marche avant la béatification de son vivant et peut-être même sa divination comme le père d'Alexandre le GRAND ?

Vivement les lendemains qui chantent et les réveils qui sonnent de bonne heure pour mettre enfin au travail cette France moisie des droits de l'Homme, stupidement anticléricale et laïcarde, admirablement bornée par des préjugés dogmatiques (si, si, c'est comme ça que l'on se doit de dénoncer la pensée unique de la gauche qui, il faut bien le dire, a tout corrompu de part le monde), des préjugés dogmatiques donc, hérités des siècles passés et peut-être même des anthropes-quelque-chose (des immigrés sans doute.)

Vive l'Homme nouveau, fier d'être de droite, impressionnant de muscles et de vivacité, stupéfiant de force et d'impatience.

Vive le sacre du Buffle !

Vive la force de la massue, le tranchant du glaive et la puissance de la réflexion de courouve.

Et que celui qui se plie pas à sa toute puissance se voit immédiatement tranché en deux par son courroux...

Nous allons vers un monde meilleur où les petits chefs éclairés nous ouvriront des chemins lumineux et duveteux pour le bonheur de la race humaine (cessons de parler "d'espèce", ce terme scientifique n'a aucune valeur dans un monde où seul le beau, le juste, le vrai a le droit de subsister) et pour le triomphe des élites à venir.

La travail rend libre nous répète à l'envi notre futur conducteur, notre futur tout petit père des peoples. Nos amis prussiens l'inscrivaient sur leurs plus beaux monuments.

Nous proposons d'effacer nous aussi ces trois inepties utopiques et contradictoires qui défigurent les frontons de nos mairies pour les remplacer par ce précepte de la pensée moderne, libérale et réellement réformatrice : le travail rend libre.

Travailler plus pour gagner plus. A chacun son 4x4, c’est ça les vrais droits de l’homme (avec un h et non un H.) Le reste n'est que babils gauchisants...

Nous avons besoin d'une révolution. Laissons notre chef la mener à bien pour le bonheur de tous  et de son clan et pour la prospérité des fonds de pensée.

Cessons d'être immobiles (si, si, c'est possible) et actionnons-nous.  Plutôt que la vie, la Bourse !

Au travail citoyens ! La travail rend libre !

Et surtout, ne manquez pas de respect à celui qui vous fait l'aumône de sa pensée et de ces quelques réponses... Merci courouve ! Il a pourtant des choses bien plus intéressantes à faire mais là est le paradoxe dans lequel les donneurs de leçons de gauche sont toujours coincés : que peuvent-ils faire sinon donner des leçons en indiquant à ceux qui les sermonnent de façon péremptoire qu'ils se comportent en donneurs de leçons?

Hein ?

Eh bien rien...

Rien sinon regarder du coin de l'oeil le buffle, la hyène et le vautour qui s'ébrouent dans la fange, se disputent les cailloux qui y brillent et se prennent l'un après l'autre pour le roi de la vase.

Ne baisse pas tes petits bras, chef ! Sois résistant ou bien nous le serons pour toi ! Ce ne sont pas des mots en l’air…"

 

par ESIMSKI publié dans : Pas content
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Lundi 30 avril 2007

OUI !

N'en déplaise à ces agités gauchistes qui osent encore répondre quand l'HOMME de DROITE fier d'être de droite parle, ces hédonistes libertaires et sectaires (cherchez l'erreur...) adeptes de la respiration et du rire, ces crétins qui pensent peut-être que l'Humanité n'est pas faite que de valeurs boursières, ces suppôts de satan qui militent pour l'avortement et la parité, contre les OGM, la peine de mort et l'EPR, de ces utopistes qui nous expliquent que les hommes naissent libres et égaux en droit (calembredaines !)

OUI ! Ne leur déplaise !

TOUT CE QUI EST MOCHE, AFFREUX, PAS BEAU, dans notre monde actuel... des stocks options de Forgeard, aux Talibans, à la défaite de Nantes en footTOUT EST DE LA FAUTE DE MAI 68 !

, , 

Même la guerre de Troie, la mort de l'archiduc et l'accession au pouvoir de Hitler et du petit Nicolas !

Pleurez, vilains canards gauchistes : si Nicolas le Nain est au pouvoir demain, c'est aussi la FAUTE à MAI 68...

Conseil d'un futur alcoolique anonyme ( parce qu'il ne voit pas comment il pourrait oublier ce que l'avenir lui réserve) : dites à nos philosophes actuels d'arrêter de boire n'importe quoi, ça devient lassant d'entendre autant de conneries dignes de la mère Boutin !

(sur l'air de la Mère Michelle...) C'est la mère Boutin qui a perdu son rat, et personne ne lui dit où est son Nicolas...

 

par ESIMSKI publié dans : Pas content
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Vendredi 27 avril 2007
par ESIMSKI publié dans : En passant
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Samedi 21 avril 2007

Un petit lien vers une conférence par un MCF de génétique... sur les OGM...

http://www.dailymotion.com/related/1349176/video/xpwco_eclairage-scientifique-sur-les-ogm/1

par ESIMSKI publié dans : En passant
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Samedi 21 avril 2007

Ségolène et les "papas", par Benoîte Groult, écrivain…

 

LE MONDE | 10.04.07 | 13h32    Mis à jour le 10.04.07 | 13h33

 

 

Naïvement, après cinquante années de luttes pour l'égalité hommes-femmes et plus de cinquante ans après Le Deuxième Sexe, écrit par celle que l'on allait surnommer l'aïeule du féminisme, Simone de Beauvoir, je croyais la misogynie à bout de souffle. Une erreur à ne pas commettre si l'on veut comprendre ce qui se passe dans cette campagne hors normes que mène Ségolène Royal. Il aura suffi en effet qu'elle devienne la candidate du PS à l'élection présidentielle pour que refleurissent tous les clichés, les plaisanteries éculées qui se veulent désopilantes, et les grivoiseries bien françaises de la misogynie de papa.

 

 

 

 

Les femmes, pourtant, ont davantage changé en un demi-siècle que durant tous les siècles passés. Elles ont obtenu que de nombreuses lois soient votées pour assurer leur liberté et promouvoir leur égalité. Mais une composante de notre caractère national n'a toujours pas évolué : la misogynie. Elle est restée fraîche et joyeuse, spontanée et satisfaite, comme au premier jour où la première femme - qui pourrait s'appeler Olympe de Gouges, par exemple - a osé dire : je suis un être humain et je revendique à ce titre tous les droits humains que s'est appropriés l'homme jusqu'ici. Je ne rappellerai pas ici les phrases assassines ou ridicules qui ont accueilli Ségolène Royal lors de son investiture. Elles ont assez surpris, venant souvent d'anciens ministres socialistes, pour être restées dans nos mémoires. Fabius, Allègre, Charasse l'ont paternellement mise en garde contre une ambition démesurée. D'autres se sont paternellement inquiétés : la femme est un être fragile, aurait-elle les nerfs ? la carrure ? Signalons qu'on n'ose plus parler de nerfs à propos de l'impavide Ségolène, dont Simone Veil a déclaré récemment respecter le grand courage : "Même physiquement, elle a un sacré tonus et incarne un symbole fort que je salue."

 

 

Je ne soulignerai pas non plus l'absence tonitruante d'enthousiasme de la part des éléphants (sauf Lang), ou plutôt des crocodiles, scandalisés de ne pas rester entre mâles dans leur marigot et qui, frustrés, sembleraient presque disposés à laisser couler le Parti socialiste plutôt que d'assurer la victoire d'une femme au poste suprême, qu'ils estiment avoir congénitalement vocation à occuper. De droit divin, en somme. Dieu n'est-il pas toujours mâle dans nos trois religions monothéistes, qui ne se soucient guère de parité ?

 

 

 

Enfin, je ne m'étendrai pas sur le "pacte présidentiel", les 100 propositions de février, les 500 000 emplois-tremplins promis aux jeunes, etc. La vraie campagne est entrée dans une phase décisive, avec meetings dans de nombreuses villes où la candidate, sans complexe et proche du terrain, espère renouer avec la magie de ses débuts. Son destin et notre avenir vont se jouer là, et il va de soi que c'est par rapport à son programme plus qu'à sa personne que se détermineront les électeurs.

 

 

Et pourtant, je voudrais débusquer un phénomène plus obscur et plus profond, qui s'articule au plus secret de notre inconscient, là où s'enracinent les fondements de nos comportements d'hommes et de femmes. On observe en effet un décalage troublant entre l'avalanche de sondages positifs qui ont salué l'apparition de Ségolène Royal dans cette campagne et les signes de crainte ou d'alarme qui sont apparus depuis peu dans l'opinion et qui se transforment chez certains - et certaines - en rejet d'une violence inattendue.

 

 

Comme si les Français s'apercevaient soudain qu'il est en train de se passer quelque chose de totalement inédit et qu'ils ne se sentaient pas mûrs pour l'accepter. Comme s'il s'agissait encore et toujours d'une transgression de notre vieille loi salique.  L'expérience montre en effet qu'à chaque fois qu'une femme remet en question l'accord tacite qui réserve aux hommes les hautes fonctions du pouvoir, chaque fois qu'elle prétend s'intégrer par le haut dans des structures jusque-là masculines, apparaît un élément imprévu, qui ressortit à des pulsions archaïques, inavouées et inavouables, la renvoyant aux sources millénaires de son identité.

 

 

Or une élection présidentielle se joue en partie sur le symbolique. Et c'est parce que je ressens encore des traces de mon sentiment d'illégitimité en tant que citoyenne (on ne naît pas impunément en 1920 !) que je me pose une question : combien de femmes, au moment de glisser leur bulletin dans l'urne, vont-elles, mues par un atavisme de soumission, de confiance en papa, se décider finalement pour Sarkozy ? Ou pour Bayrou (bien qu'il ait une image moins "viriliste" et agressive) ? Combien d'hommes très fair-play qui ont affiché leur soutien à une femme vont finalement se rallier à un candidat "normal" ?

 

 

Une philosophe et une romancière ont très pertinemment décrypté le phénomène. "Je vois une angoisse machiste dans l'hostilité à la candidate", a écrit Sylviane Agacinski, dans son dernier livre. "Joli visage qui brigue le pouvoir, c'est excitant", note Pierrette

 

Fleutiaux dans Libération. Le même visage en position d'y accéder, stop, danger !... Fondamentalement, une femme ne peut être que futile, dépensière, ignorante des vrais dossiers, même aux yeux de certaines femmes "hélas formatées pour penser contre elles-mêmes et contre leur sexe". Vous n'allez tout de même pas voter pour Ségolène parce que c'est une femme, me dit-on ? Ce serait de la misogynie à l'envers ! Et alors ? Il en serait temps. Nous avons subi la misogynie à l'endroit depuis tant de siècle sans protester ou si peu !

 

 

C'est parce que je suis née de sexe féminin que je n'ai été autorisée à voter qu'à 24 ans, en 1944. C'est parce que je suis née de sexe féminin que je n'ai pas eu le droit de rentrer à Polytechnique ou à l'Académie française (avant d'être une vieille dame), ni d'ouvrir un compte en banque sans l'autorisation d'un père ou d'un mari. C'est parce que je suis née de sexe féminin que j'ai publié mon premier livre sous le nom de mon mari, Paul Guimard, par modestie ou autodépréciation. Etre une femme m'a longtemps desservie dans la société en termes d'épanouissement et de réussite. Il me semble que la victoire de la "France présidente" serait un symbole fort. Le signe que nous sommes enfin majeures, des hommes comme les autres, et que nous ne nous considérerons plus comme le deuxième sexe.

par ESIMSKI publié dans : e-simski
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