Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Jeudi 21 décembre 2006

Rupture tranquille... Qu'est-ce ?

Une fracture sociale "non ouverte" et sans douleur ? Comment associer la rupture et la douceur ? Allons-nous rouer de coups, mais avec lenteur ou avec tranquillité, la société pour la changer ? Rompre, briser, casser mais avec gentillesse, avec souplesse et avec sérénité ?

Quelle matière est capable de se rompre tranquillement ? Doit-elle se déformer d'abord ? Doit-elle être élastique (entendez adaptable, mobile, réactive à la manière libérale...) ? Faut-il la chauffer (mettre le feu à ses contours ou dans ses banlieues), l'étirer (la niveler par le bas et l'affaiblir), la dissoudre (en maintes minuscules communautés d'intérêts), la sublimer (la rendre immatérielle, vaporeuse, incompréhensible, inaccessible), la glacer (d'effroi) ?

Si la société est un grand corps et la République une chose, comment vont-elles réagir à ces traitements ? Vont-elles "rompre tranquillement" ?

On joue avec les mots comme on joue avec les idées, les espoirs, les peurs et les gens.  

 On retrouve là la même démarche cynique et infecte de tromperie intellectuelle commune à toutes campagnes électorales. Mais cette fois, cette duperie est poussée à une extrémité qui rappelle des associations d'idées et de mots d'autres temps : nationalisme et socialisme...

  A l'image du nouveau sens donné au mot "réforme" dans l'esprit de droite, la rupture devient tranquille...  

La réforme consiste maintenant à remettre en cause non les privilèges de certains mais les fondements même de la société démocratique et de la République.

On dénonce les privilèges de minorités désignées comme telles à la vindicte des autres, mais on se garde bien de rappeler une évidence : on appartient toujours tous à une minorité.  

La réforme consiste, aujourd'hui, non à des "améliorations" mais à des retours en arrière. 

A quand la réintroduction de la peine de mort ou du bagne à Cayenne ?

 A quand le retour aux vraies valeurs et au supplice de la roue pour rompre tranquillement les petits os des ennemis archaïques, rigides, passéistes et stupides de la marche normale et inéluctable de l'espèce vers l'avenir radieux, libéral, mondialiste et capitaliste ?

Je viens de décider de me lancer dans la campagne avec de nouveaux slogans pour soutenir mon candidat :

"Pour une révolution dans l'inertie la plus totale et la perpétuation inchangée des états de faits qui ne peuvent plus durer comme ça éternellement !"

"Pour un changement radical et définitif dans la stabilité et la continuité la plus parfaite et le respect de l'ordre des choses pour les siècles et les siècles !"

"Pour une remise en cause totale de rien et que tout change enfin mais sans toucher à quoi que ce soit !"

"Pour que le changement dure, que la Révolution soit permanente et qu'on en revienne donc toujours au même état stable, rassurant et déjà vu."

"Pour le bonheur de tous et le malheur de personne."

Votez Petitzizy !

par ESIMSKI publié dans : Pas content
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 20 décembre 2006

A propos de l'installation d'un centre commercial et d'un parking en centre-ville de Saint-Brieuc.

Articles parus initialement sur le Site Maville.com de OUEST FRANCE

Esimski Bruce, Saint-Brieuc : "Des travaux à vocation électorale ?"
A quoi servent de commencer des travaux sans rien avoir décidé quant à la nouvelle gare routière, sans penser au stationnement en général, sans penser à l'aménagement du centre historique, sans avoir la moindre certitude sur les enseignes qui viendront effectivement s'installer dans le nouveau centre commercial, sans tenir compte des bâtiments qui, aux abords du champ de Mars, tombent en ruines, sans renseigner les riverains sur l'étendue des travaux, sans avoir de chiffres exacts sur les dépenses qui seront engagées sans possibilité de retour en arrière, sans avoir les moyens d'en parler démocratiquement, sans avoir l'impression que l'on nous vend ce projet avec des visées électorales, sans avoir la douloureuse impression d'avoir perdu des années et que le mouvement s'accélère parce que le mandat du maire devrait s'achever - s'il n'y avait pas eu d'élections présidentielles- en mars 2007 ? Beaucoup trop de questions demeurent sans réponse alors que tout le monde fait comme si tout était déjà acquis, financé et prévu... mais ne vivons-nous pas encore une fois un des coups de force d'une équipe municipale qui agit davantage par coup de tête et clientélisme que par souci du bien général ? Aucune vision d'ensemble, aucun projet d'avenir : des travaux par là, des travaux encore, des travaux toujours, mais dans quel but à LONG TERME ? Faut-il encore subir pendant des années la politique de la voiture reine, du parking géant, de la concentration commerciale aux dépens des petits commerces ? Une ville n'est-elle qu'une galerie marchande et un ensemble d'équipements démesurés et inutiles ? Est-ce sinon une cité dortoir ? Une bourgade endormie qui cherche son renouveau dans la société de consommation ? N'y a-t-il pas d'alternative ? N'existe-t-il pas une autre façon d'envisager nos lieux de vie, une nouvelle manière de concevoir et d'organiser nos espaces de résidence, nos modes de déplacement, nos façons de consommer et d'échanger ? (14/12/2006)

Réponse à un autre rédacteur (parisien) qui rétorquait qu'il fallait faciliter le stationnement des automobilistes de l'extérieur du centre-ville et qu'il fallait penser aux commerçants...

Esimski Bruce, Saint-Brieuc : "Et quand la terre sera un grand supermarché..."
Que ferons-nous ? Nous garerons nos grosses voitures sur de grands parkings avant de rentrer dans nos petits "chez-soi encerclés par d'autres parkings pour grosses voitures ? Vivre en société ne peut donc plus impliquer d'autre choix que celui de "vivre dans une société de consommation" ? Consommer, rouler, se garer, consommer, rouler, se garer... Et faire le plein ! M. Arnaud de Paris, pourquoi devrions-nous continuer à nous jeter des chiffres à la figure comme des "chiffronniers" (pardonnez le néologisme) ? Des chiffres dont j'ignore tout d'ailleurs et qui ne racontent que ce que l'on veut bien leur faire dire... Demander que l'on pense plus largement au développement d'une ville et au bien-être de ses habitants plutôt qu'à leur facilité à dépenser leur bel argent est-il forcément utopique ? Demander que l'on discute enfin d'autres manières de construire des quartiers, plutôt que raisonner en terme électoral, est-ce insultant et politiquement incorrect ? Demander que l'on s'inscrive dans une logique réellement démocratique, est-ce trop demander plus de 200 ans après la Révolution, M. Arnaud "de" Paris ? Penser à créer des emplois commerciaux - précaires - et des "richesses" que ceux qu'elles combleront s'empresseront de ne pas redistribuer pour s'acheter de grosses voitures, cela ne dispense pas de regarder aussi les autres impératifs de la société : il n'y a pas que des vendeurs, des conducteurs et des clients. L'exemple du parking qui sert à la fois à une gare et un cinéma privé (cher M. Arnaud de Paris) ne plaide-t-il pas justement pour que nous arrêtions de tout penser d'abord en terme de rentabilité et avec de vieilles recettes comme les parkings ? Vouloir tout concentrer dans différents endroits pour économiser les déplacements des habitants, très bonne idée : mais alors il faut aller jusqu'au bout de la logique, et leur donner les moyens d'accéder à ces endroits sans avoir besoin d'y venir dans une voiture de 2 tonnes... (18/12/2006)

par ESIMSKI publié dans : Pas content
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 18 décembre 2006

L'actionnaire dénoncé aussi par la droite bien pensante de notre beau pays ???

Où est le piège ?????

Alors, c'est donc que le vrai ennemi de l'Homme serait ailleurs  ?

Non, non : rassurez-vous !

Il est là, mais comme il est impossible à nommer, à indentifier et à cerner, puisqu'il est partout... autant le dénoncer... Ca ne coûte rien !

Il est sur les plages des Bermudes, dans les Bahamas, dans les hamacs de Polynésie, sur les toits de Tokyo, dans les palaces tropéziens, sur les planches de Deauville, dans les couloirs de TF1, dans le métro à côté de vous, dans votre quartier...

Impossibles à cerner ! Les ACTIONNAIRES SONT LA !

ILS SONT PARTOUT !

David Vincent les a vus...

Petitzizy aussi... et jusqu'à Charleville-mézières ! 

Les actionnaires, c'est nous, ou presque : nos retraités qui ont souscrit à des fonds de pension, nos boulangers, nos coiffeurs, nos avocats, nos dentistes qui investissent à la bourse, nos petits actionnaires à deux euros qui s'offrent une pochette de loto et des actions EADS à Noël !

Nous sommes perdus : les voyous qui nous affament et qui délocalisent, c'est nous !

QUELLE HORREUR !

 Mais que fait la police ? Elle fait sa campagne électorale, pourquoi ?

par ESIMSKI publié dans : En passant
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 18 décembre 2006

Aucune...

Aucune...

Aucune...

(hésitations ?)

Moi, aucune : je crois que je ne voterai pas pour lui, même sous la torture !

par ESIMSKI publié dans : En passant
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 18 décembre 2006

On parle beaucoup de privilèges en ce moment...

Les privilèges des fonctionnaires par exemple !

Or, qu'est-ce qu'un privilège ?

Normalement, on l'acquiert par la naissance, sans effort, sans concours, sans condition de diplômes, sans obligation (comme celle de résidence dans la zone de titularisation pour un fonctionnaire.)

Le privilège est transmissible à ses enfants : les pauvres, les voilà condamnés à faire le même boulot que Papa ! Avec le même salaire ? Avec les mêmes obligations de service ?

Aïe... Il faut donc en tirer une conséquence logique :  Que l'on stérilise vite les fonctionnaires, car ils se reproduisent en plus !

Et s'ils transmettent leurs privilèges (de façon héréditaire ou comme une vulgaire MST) : que va devenir notre belle planète devant cette inflation de privilégiés ? Comment gérer la multiplication de tels minables ?  

Ils vont transmettre à leur infÂme progéniture un boulot de merde (qu'ils aiment exercer en plus... les imbéciles !) , dans des endroits où personne ne veut aller (ces idiots n'ont aucun goût !), dans des conditions lamentables (ces gens grossiers n'ont pas non plus de savoir-vivre) et pour une poignée de noisettes (les gagne-petit...)

Salauds de pauvres ! 

Riches de tous les pays qui ne jouissez d'aucun privilège, unissez-vous !!!!!!!!!!    

Le privilège, en général, est remis en cause par une Révolution.

 Pour les fonctionnaires, il s'agira plutôt d'une rupture tranquille...

 A quand la chanson  ? Ah, ça ira, ça ira, ça, ira, les fonctionnaires à la lanterne...

Mais alors : qui seront les sans-culottes ?

Les actionnaires des entreprises mondiales qui se partageront les restes des services postaux, les patrons des écoles confessionnelles, les fonds de pensions qui gèreront les services de transports privés, les vendeurs d'eau et d'énergie ?

Poussons la Révolution plus loin : supprimons l'état ! Libéralisons la nature ! Payons pour l'Oxygène aussi !

A quand l'abolition de TOUS les privilèges ?  comme celui de penser, de vivre et de rire ? 

par ESIMSKI publié dans : Pas content
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus